Déontologie

CODE DE DEONTOLOGIE de l'Association de Thérapeutes en Psychosomatique Relationnelle, A.T.P.R.

Pour la pratique de psychothérapie en psychosomatique relationnelle
    
            

Préambule

Le présent code de déontologie est destiné à servir de règle professionnelle aux thérapeutes et praticiens travaillant selon la méthodologie relationnelle, quel que soit leur mode d'exercice dans leur cadre professionnel, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche.
Tous les membres individuels de l'ATPR, ainsi que les organismes adhérant sont tenus d'exercer leur profession avec un sens particulièrement aigu de leurs responsabilités vis-à-vis de leur propre personne, de leur travail thérapeutique et des personnes avec lesquelles une relation particulière est créée par le biais du traitement psychothérapeutique. Les membres et les organismes de l 'ATPR sont dans l'obligation de prêter une attention toute particulière aux questions de déontologie.

Les règles de déontologie

La complexité des situations relationnelles s'oppose à la simple application systématique de règles pratiques. Le respect des règles du présent code de Déontologie repose sur la réflexion éthique et une capacité de discernement dans l'observance des grands principes suivants :

- visent à protéger le patient/client contre les applications abusives de la psychothérapie par les praticiens ou les formateurs. L'exercice professionnel se réfère aux principes édictés par la législation nationale européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. De même que toute personne doit pouvoir s'adresser librement et directement à un praticien/thérapeute,ou organisme travaillant selon la méthodologie relationnelle.

- servent de règles de conduite à leurs membres.

- servent de référence en cas de plainte.

 

1 - CHAMP D'APPLICATION

Les règles de déontologie ci-dessous engagent tous les membres individuels, ainsi que les organismes de l'ATPR.

Chaque organisme membre doit avoir un code de déontologie propre, compatible avec celui de l'ATPR.

 

2 - LA PROFESSION DE THERAPEUTE EN PSYCHOSOMATIQUE RELATIONNELLE

La profession de thérapeute et praticien en psychosomatique relationnelle est une discipline spécifique du domaine des sciences humaines. Elle implique un diagnostic et une stratégie globale et explicite de traitement des troubles psychologiques, sociaux et psychosomatiques. Les méthodes utilisées reposent sur des théories scientifiques de  psychothérapie.

Par le biais d'une interaction entre un ou plusieurs patients/clients et un ou plusieurs thérapeutes, ce traitement a pour objectif de déclencher un processus thérapeutique permettant des changements et une évolution à long terme.

La profession de thérapeute et praticien se référant à la méthodologie relationnelle, se caractérise par l'implication du professionnel dans la réalisation des objectifs précités.

Le praticien et thérapeute en psychosomatique relationnelle est tenu d'utiliser sa compétence dans le respect des valeurs et de la dignité de son patient/client au mieux des intérêts de ce dernier.

Le praticien et thérapeute en psychosomatique relationnelle doit indiquer son niveau de qualification dans la spécialité où il a été formé.

 

3 - COMPETENCE PROFESSIONNELLE ET PERFECTIONNEMENT

Le thérapeute et praticien en psychosomatique relationnelle tient ses compétences d'enseignements théoriques et pratiques et doit exercer sa profession  dans le respect de l'éthique.

Il doit se tenir au courant des recherches et du développement scientifique de la psychothérapie, ce qui implique une formation continue permanente et une mise à jour régulière de ses connaissances. Il doit pouvoir mettre régulièrement à l'épreuve sa capacité de discerner son implication personnelle dans la relation et la compréhension d'autrui.

Les modes d'intervention utilisés par le thérapeute ou praticien en psychosomatique relationnelle doit pouvoir  être soutenus par  une explication théorique. Tout résultat doit pouvoir faire l'objet d'un débat contradictoire entre professionnels de la méthodologie relationnelle.

Chaque thérapeute et praticien est garant de ses qualifications particulières et définit ses propres limites au regard de sa formation et de son expérience. Il s'abstient d'intervenir lorsqu'il reconnaît sa limite dans les compétences requises.

 

4 - SECRET PROFESSIONNEL

Le thérapeute,  praticien en psychosomatique relationnelle et son équipe éventuelle sont soumis au secret professionnel absolu concernant tout ce qui leur est confié dans l'exercice de leur profession.  Le fait d'assurer une activité contractuelle ou salariée dans une entreprise privée ou tout organisme public ne modifie pas ses obligations envers le secret le professionnel et l'indépendance du choix de sa méthode. Cette même obligation s'applique dans le cadre de la supervision.
Pour garantir l'aspect confidentiel des entretiens les locaux destinés à la thérapie doivent être appropriés à l'usage.

 

5 - CADRE DE LA THERAPIE

Dès le début de la thérapie, le thérapeute ou praticien doit attirer l'attention de son client/patient sur ses droits et souligner les points suivants :

-Avant toute intervention : libre décision et consentement du patient/client dans la démarche thérapeutique. Pour les mineurs ou majeurs protégés par la loi, l'intervenant doit tenir compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales en vigueur.
Lorsque la consultation est demandée par un tiers du consultant mineur ou majeur protégé par la loi, le thérapeute ou praticien éclaire le patient et les détenteur de l'autorité pour obtenir un consentement du concerné. Le patient/client doit pouvoir décider lui-même si et avec qui il veut entreprendre un traitement.

- type de méthode employé (s'il le juge approprié à la situation du client/patient). Il précise les conditions de travail (y compris les conditions d'annulation ou d'arrêt),

- durée présumée du traitement,

- conditions financières (honoraires, prises en charge, règlement des séances manquées),

- secret professionnel,

- possibilité de recours en cas de litige.

 Le psychothérapeute est dans l'obligation d'assumer ses responsabilités compte tenu des conditions particulières de confiance et de dépendance qui caractérisent la relation thérapeutique. Il y a abus de cette relation à partir du moment où le psychothérapeute manque à son devoir et à sa responsabilité envers son patient/client pour satisfaire son intérêt personnel (par exemple, sur le plan sexuel, émotionnel, social ou économique). Toute forme d'abus représente une infraction aux directives déontologiques spécifiques concernant la profession du thérapeute et praticien. L'entière responsabilité des abus incombe au psychothérapeute. Tout agissement irresponsable dans le cadre de la relation de confiance et de dépendance créée par la psychothérapie constitue une grave faute professionnelle.

 

6 - OBLIGATION DE FOURNIR DES INFORMATIONS EXACTES ET OBJECTIVES

Les informations fournies au patient/client concernant les conditions dans lesquelles se déroule le traitement doivent être exactes, objectives et reposer sur des faits.

Toute publicité mensongère est interdite. Exemples :

- promesses irréalistes de guérison,

- référence à de nombreuses approches thérapeutiques différentes, ce qui laisserait supposer une formation plus étendue qu'elle ne l'est en réalité (formations entamées et non terminées).

 

7 - RELATIONS PROFESSIONNELLES AVEC LES COLLEGUES

Si nécessaire, le psychothérapeute doit travailler de manière interdisciplinaire avec des représentants d'autres sciences, dans  son intérêt et celui du patient/client.
Le thérapeute ou praticien respecte les conceptions et les méthodes de ses collègues, ne concurrence pas abusivement les pratiques de ces derniers.

 

8 - PRINCIPES DEONTOLOGIQUES CONCERNANT LA FORMATION

Ces principes déontologiques s'appliquent également, par analogie, aux rapports entre formateurs et élèves.
L'enseignement de la méthodologie  relationnelle selon le Professeur Sami Ali veille à ce que les pratiques de même que les exigences d'évaluations soient compatibles avec la déontologie professionnelle, et traitées avec la plus grande rigueur scientifique.

 

9 - CONTRIBUTION A LA SANTE PUBLIQUE

La responsabilité des thérapeutes et praticiens en psychosomatique relationnelle, au niveau de la société exige qu'ils travaillent à contribuer au maintien et à l'établissement de conditions de vie susceptibles de promouvoir, sauvegarder et rétablir la santé psychique, la maturation et l'épanouissement de l'être humain.

 

10 - RECHERCHE EN PSYCHOTHERAPIE

Afin de promouvoir l'évolution scientifique de la psychothérapie et l'étude de ses effets, le thérapeute et praticien en psychosomatique relationnelle doit, dans la mesure du possible, collaborer à des travaux de recherche entrepris dans ce sens.

Les principes déontologiques définis plus haut doivent également être respectés à l'occasion de ces travaux de recherche et lors de leur publication. Les intérêts du patient/client restent prioritaires.

 

11 - INFRACTIONS AUX REGLES DE DEONTOLOGIE

Les organismes sont dans l'obligation de créer des instances de recours et d'arbitrage en cas de litige.

 

12 - OBLIGATIONS DES ORGANISMES MEMBRES DE L'APTR

Les organismes doivent exiger que leurs membres praticiens établissent des règles déontologiques compatibles avec les principes du code de déontologie de l'APTR.